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L’expédition ACE boucle son périple autour de l’Antarctique

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L’expédition ACE boucle son périple autour de l’Antarctique

En ralliant le Cap, dimanche 19 mars, l’Antarctic Circumnavigation Expedition (ACE) a achevé son voyage de trois mois autour du grand continent blanc. Mais l’aventure scientifique ne fait que commencer. Il s’agit maintenant d’analyser les données récoltées dans le but de mieux comprendre les effets du réchauffement climatique dans l’océan Austral et ses implications sur l’ensemble de la planète.

L’Antarctic Circumnavigation Expedition (ACE) est arrivée dimanche 19 mars au Cap, en Afrique du Sud. En ralliant ce port, qu’elle avait quitté le 20 décembre 2016, l’expédition lancée par le Swiss Polar Institute (SPI) signe la fin de son périple autour du continent antarctique. Durant ces trois mois de voyage, quelque 150 chercheurs se sont succédés sur l’Akademik Treshnikov, le navire scientifique russe transportant l’expédition, pour mener 22 projets, sélectionnés parmi 93 propositions.

Touchant des domaines aussi variés que l’océanographie, la climatologie ou la biologie, ces recherches ont pour but de tendre à une compréhension globale de l’océan Austral, essentielle pour prédire l’évolution du climat dans les années à venir. Cette région est en effet cruciale à plus d’un titre. Elle agit notamment comme un important puits de dioxide de carbone. De plus, le continent antarctique influence non seulement les conditions météorologiques de la région australe, mais également la circulation des océans à l’échelle mondiale.

«Cette expédition est une première à plusieurs égards, explique David Walton, responsable scientifique. Personne n’avait, jusque là, récolté des données sur un tour et une saison entière, ni mener simultanément des travaux scientifiques terrestres, marins et atmosphériques, nous offrant ainsi une image complète de l’Antarctique et de l’océan Austral.»

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Des recherches terrestres et maritimes

Afin d’identifier plus précisément les effets du changement climatique, l’expédition a abordé une large palette de problématiques. Les données recueillies sur la formation des particules présentes dans l’air (aérosols) permettra d’étudier les échanges entre l’océan et l’atmosphère sous de nouveaux angles, alors que les mesures de la colonne d’eau, menées régulièrement tout autour du continent, fourniront des informations précises sur les modifications chimiques de l’océan, comme son taux de salinité ou la présence de certains métaux.

Les échantillons ramenés des visites sur les différentes îles subantarctiques – Marion, Crozet, Kerguelen, Balleny, Scott, Pierre 1er, Diego Ramirez, Géorgie du Sud, Sandwich du Sud et Bouvet – fourniront des informations clés sur la manière dont la faune et la flore évolue et s’adapte à des environnements extrêmes. Des sonars captant le son sur de grandes distances ont permis de détecter la présence des grandes baleines bleues tout au long du trajet de l’expédition. Les données ainsi recueillies permettront d’estimer leur population.

Peu étudiée jusque là, l’influence des vagues sur la formation de la glace et le profil des rivages insulaires a fait l’objet d’observations qui ameneront un nouvel éclairage sur les interactions entre les îles et l’océan. Des carottes de glaces, prélevées sur les îles et sur le continent, vont quant à elles apporter de précieux détails sur le climat d’autrefois.

Les prélévements de phytoplancton, base de la chaîne alimentaire, montreront comment les différentes régions réagissent au réchauffement des eaux océaniques.

Ce voyage a aussi été marqué par une inquiétante découverte: l’omniprésence des microplastiques, y compris dans les endroits les plus reculés. «Si nous avons trouvé relativement peu de morceaux de plastique, les fibres synthétiques, provenant essentiellement du lavage d’habits, étaient présentes sur tous les sites visités», précise Peter Ryan, chercheur responsable de ce projet. Il restera encore à établir l’impact exact de cette pollution sur la chaîne alimentaire, et notamment sur les grands oiseaux marins, qui ont également fait l’objet d’observations et d’un recensement durant l’expédition.

 

Un projet international ambitieux

Gratifiée d’un temps clément pour la plus grande partie du voyage, l’expédition a permis à des scientifiques de 18 pays de travailler ensemble, cassant ainsi les frontières entre les disciplines et les cultures, dans une quête de nouvelles connaissances significatives.

«Vouloir mener autant de projets était très ambitieux et il n’a pas toujours été facile de satisfaire les besoins de chacun, relève Frederik Paulsen, philanthrope et explorateur polaire, président de la fondation ACE. Mais dans l’ensemble, c’est une belle réussite. Et ce n’est que maintenant que tout commence: nous avons devant nous des années de travail pour analyser toutes les données récoltées.»

Les chercheurs ont deux ans pour publier leurs résultats de recherche. Ensuite, les données seront mises librement à disposition de la commmunauté scientifique. Avant cela, plusieurs initiatives sont prévues pour donner suite à ce voyage. Parmi elles, un symposium sur les problématiques polaires à Cran-Montana, en Suisse, les 11 et 12 septembre, ainsi qu’une rencontre des responsables de projets au printemps 2018.

source: The Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL)

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