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Pour l’industrie, les étudiants en stage valent de l’or

Journée Industrie à l’EPFL © 2017 EPFL / Alain Herzog

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Pour l’industrie, les étudiants en stage valent de l’or

Les étudiants de l’EPFL passent plusieurs mois hors du milieu académique dans le cadre de stages ou de projets de master pour compléter leur formation. Une expérience très appréciée des entreprises, qui y trouvent une source précieuse d’innovation.

Quitter les bancs de l’EPFL pour découvrir le monde de l’industrie est un passage obligé avant de décrocher un diplôme d’ingénieur. Les étudiants suivent ainsi un stage durant deux à six mois ; selon les programmes de master, ils peuvent également, en point d’orgue de leurs études, réaliser un projet de master en entreprise (voir encadré). L’EPFL sélectionne rigoureusement les entreprises qui accueillent ses étudiants. «Nous sommes très attentifs à la qualité des stages, que ce soit lors de la sélection des places, le suivi ou le rapport final», explique Daniele Mari, adjoint et responsable des stages pour la section de physique.

Une richesse pour l’innovation

Des exigences qui ne freinent pas l’intérêt des entreprises, puisque les offres sont deux fois plus nombreuses que la demande. «Pour les 18 masters, nous avons eu l’an dernier 2000 places de stages proposées à 1024 étudiants», confirme Catherine Marselli Pasquier, responsable de la coordination des stages au sein de l’école.

Les raisons de cet engouement se trouvent dans l’apport très concret des étudiants, dont la créativité est particulièrement louée par les entreprises. «Les étudiants ont un regard différent sur des problématiques existantes, aussi bien dans leur approche que dans leur savoir-faire», explique Jean-Michel Chardon, Senior Director chez Logitech et lui-même ancien étudiant de l’EPFL. Avec une douzaine de stagiaires par an, Jean-Michel Chardon estime que son entreprise a tout à gagner dans cet échange. «Grâce à eux, nous pouvons lancer douze projets à la fois. Ils fourmillent d’idées, c’est une grande richesse qui permet d’innover dans tous les domaines.»

Une opinion partagée par Josep Solà i Carós, expert biomédical au Centre suisse d’électronique et de microtechnique à Neuchâtel. «Les étudiants ont souvent des propositions surprenantes pour résoudre nos problèmes. Nous avons eu de très bonnes surprises dans le développement de projets, avec des idées que l’on peut facilement implémenter», se réjouit-il.

Appui pour les petites entreprises

L’autonomie des étudiants est également un facteur apprécié. «Ils sont rapidement capables de prendre en charge un projet, souligne Sylvain Monnier-Benoit, de la start-up Novigenix à Epalinges. L’appui des stagiaires nous a permis d’aller de l’avant dans des moments-clés pour notre start-up, et nous en sommes ravis.»

À Ballaigues, l’entreprise Dentsply Sirona accueille, elle, un à deux étudiants par an. «Ces stages sont une expérience gagnante pour les deux parties. Nous passons un mois à les former, mais ils sont ensuite très productifs et permettent d’explorer des domaines pour lesquels nous ne pourrions pas engager de ressources internes», explique Yanik Tardy, vice-président R&D.

«La meilleure transition possible»

Si les entreprises ne tarissent pas d’éloges sur leurs stagiaires, les étudiants se disent eux aussi très satisfaits. Étudiant en microtechnique, Luc Conti a passé plusieurs mois chez Debiotech, à Lausanne : il se dit ravi «d’avoir pu travailler sur un vrai produit, au cœur d’une équipe, de manière très concrète.» Firmin Manoury, étudiant en génie électrique, est lui passé par un stage auprès de Romande Énergie, puis un projet de master chez Renault en France, au sein d’un laboratoire spécialisé dans la connectivité des véhicules. «Cela m’a permis de confirmer mon intérêt pour ce domaine spécifique. Faire ses premiers pas dans le monde du travail tout en restant encadré par un professeur de l’EPFL, c’était la meilleure transition possible entre les études et mon futur emploi», souligne l’étudiant.

Eve Carletti, étudiante en génie électrique, a elle effectué un stage de six mois puis un projet de master chez Microchip Technology. «J’ai été bien encadrée, tout en ayant la possibilité de prendre des initiatives», dit-elle. L’expérience a été concluante, puisqu’une fois son diplôme en poche, elle a été engagée au même endroit. Comme elle, les étudiants sont nombreux à décrocher un emploi grâce à ce passage dans l’industrie. «Il arrive fréquemment que nos stagiaires soient ensuite engagés, confirme Josep Solà i Carós, du CSEM. C’est un avantage, puisqu’ils connaissent déjà bien l’entreprise. Pour nous, les stages sont donc très positifs, à court et à long terme.»

À noter que les stages sont également l’occasion pour les entreprises de créer des liens avec les laboratoires de l’EPFL. Des collaborations plus étendues peuvent ensuite être développées via des projets financés par le fonds de la Commission pour la Technologie et l’Innovation (CTI), qui a pour but d’encourager le transfert de savoir et de technologie avec les entreprises.

source: The Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL)

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